Cyber-travailleurs : surf sous haute surveillance

L'usage d'internet en entreprise se heurte aux lois de protection des personnes sur leur lieu de travail. Un vrai casse-tête pour les DRH et les DSI.

Les services web utilisés pendant les heures travaillées posent des problèmes exponentiels aux DRH/DSI. Pour les salariés, qui sont aussi citoyens et consommateurs, l'emploi du Net est incontournable, avec toutes les répercussions que cela suppose dans leur façon de communiquer et de consommer de l’information de toute nature... de fait, dans l'industriel ou le tertiaire, une info périphérique au job peut s’avérer stratégique pour le salarié et ses collègues environnants : développements industriels, prévisions de restructurations, alertes boursières, blogs syndicaux... le champ est large.

Qu’en est-il donc d'autres connexions en ligne depuis le poste de travail : opérations bancaires à distance, achats courants et autres téléchargements de fichiers de musique et de VOD, sans omettre l'envie de dégoter le dernier gadget high-tech au moindre prix, d'entretenir des communications avec des tiers, de pratiquer des jeux en ligne "pour se détendre". Mais parfois aussi (à l’insu de la hiérarchie), visiter des sites licencieux, révisionnistes, terroristes... par simple curiosité souvent. En bref, il est devenu quasiment inévitable que des collaborateurs utilisent leur connexion internet de façon dite "inappropriée". Des faits très courants en pratique, qui soulèvent de nombreux problèmes, car informatique et sécurité ne font pas toujours bon ménage sur le "lieu de travail". Difficile aussi d’effacer toutes traces ici et là... le surf restant sous haute surveillance.

En matière de sécurité, contrairement à la protection du réseau contre les attaques extérieures, les contrôles effectués sur les "connexions utilisateurs" se limitent en général à de simples vérifications ponctuelles. Sauf instruction express de la DSI, rien n’empêche donc en principe d’installer un navigateur parallèle sur son ordinateur de bureau pour des usages privés. De type "open source" (firefox ou thunderbird pour le courrier, assurant un meilleur contrôle des données de traçage).


Vie de bureau versus sécurité informatique

Du point de vue des dirigeants, outre que tout celà occupe de la bande passante, certains téléchargements peuvent déboucher sur des litiges en matière de droits d'auteurs, voire engager l’entreprise au niveau pénal. Sur le plan du droit, en vertu du code pénal, l'entreprise et ses dirigeants, en tant que représentants légaux, peuvent être poursuivis pour complicité ou recel (même si l'utilisation malveillante s'est faite à leur insu). Les sanctions encourues pouvant aller de l'amende lourde, jusqu'à des peines d'emprisonnement. D'où l'intérêt pour les entreprises de se prémunir contre les agissements de collaborateures étourdis. La précaution consistant à filtrer les sites jugés illicites en s'appuyant sur des applications spécialisées. Ce qui est jugé « illicite » devant (en principe) être discuté entre l’entreprise et le CE.

Techniquement, les solutions existent pour contrôler les flux d’informations échangées par les salariés. Des serveurs d’interception de requêtes internes qui vérifient automatiquement la conformité des échanges avec la politique de sécurité maison. Dans le détail, le filtrage d'adresses (URL) se fait en utilisant des logiciels de sécurisation bien connus (de type websense, secure compu­ting, surfcontrol) ; aussi des contrôles de transferts des flux analysés (tcp, http, https, socks, dns, ftp). De même pour les protocoles de messagerie instantanée (windows messenger, aol, yahoo).

Claude A.Frison

Biométrie : les contraintes du tout sécuritaire

Le CDSE (Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises ) vient de réaliser une enquête portant sur l’utilisation de systèmes de contrôle d’accès biométrique auprès de 50 directeurs sécurité d’entreprise

Selon le CDSE, il y aurait bel et bien une réticence à l’utilisation de ces systèmes. Pour les analystes, la réalité du marché biométrique serait très éloignée de l’image que l’on pourrait s’en faire et des fantasmes véhiculés par ce que certains auteurs appellent la « frénésie sécuritaire » (allusion à un ouvrage de Laurent Mucchielli, "La frénésie sécuritaire : retour à l’ordre et nouveau contrôle social", Editions La Découverte, Paris 2008).

Pour rappel, derrière le vocable « biométrie » se cache une variété de techniques permettant à la fois l’identification et l’authentification des individus. D'une façon générale, un système de contrôle biométrique est un système automatique de mesure basé sur la reconnaissance de caractéristiques propres à l’individu. La biométrie permet l’identification d’une personne sur les bases de données reconnaissables et vérifiables. On distingue trois catégories de technologie biométrique. Il y a l’analyse biologique (odeur, sang, ADN…), l’analyse comportementale (dynamique d’une signature, la voix, la démarche…) et l’analyse morphologique (empreintes digitales, traits du visage, dessin du réseau veineux de l’œil …).

D'après l'étude, les techniques de sécurisation utilisant la biométrie sont encore loin de devenir l’élément clef des systèmes d’identification et de surveillance. En plus de constater que peu d’entreprises interrogées ont recours à ces systèmes (35% des entreprises interrogées utilisent un système biométrique à grande ou petite échelle), peu d’entre elles ont instauré ces techniques à l’ensemble de leurs infrastructures : 44% des entreprises ayant recours à la biométrie ont un système généralisé (soit moins de 15 % d'entre-elles). Pour l’instant les 66% d'entreprises qui utilisent la biométrie comme technique de sécurisation ne l’utilisent que dans des cas très spécifiques comme la protection d’infrastructures sensibles à forte valeur patrimoniale. Parmi les entreprises n’ayant pas recours à la biométrie, une grande majorité (59% des 50 sociétés) n’a même pas envisagé le recours à ces techniques et 24% l’ont un temps envisagé avant de décider de ne pas y avoir recours.

Des résultats qui peuvent étonner à une époque où les entreprises sont confrontées à toutes sortes de menaces (piratages, fraudes diverses, espionnage industriel...). Rien de surprenant toutefois que les entreprises basées dans l'Hexagone demeurent rétives à l'intrusion de ces moyens de contrôle des personnels si l'on en juge par les raisons invoquées par les entreprises pour justifier de la non utilisation de systèmes biométriques. Essentiellement des problèmes d'éthique et d'acceptation par le personnel (en France particulièrement) et surtout par la CNIL (commission nationale informatique et libertés) qui veille au grain; et hormis le coût, les contraintes liées à la mise en place "complexe et d'une efficacité pas toujours pertinente" précisent les analystes qui pointent aussi la rapide obsolescence de certains systèmes


Claude A.Frison

(source enquête CDSE 2008, illustrations Biometric Group, Cité des Sciences)


Les contraintes juridiques


La législation française soumet l’utilisation des systèmes biométriques à la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative aux fichiers et aux libertés, et à la loi informatique et liberté de 2004. Ces techniques permettent un traitement de données à caractère personnel. Leurs mises en œuvre sont soumises à l’autorisation préalable de la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) afin de garantir au public qu’il n’y a pas d’atteinte à la vie privée et aux libertés individuelles ou publiques. Important de préciser qu’il n’existe aucun « label CNIL » ou d’agrément pour quelques dispositifs que ce soient comme ont pu l’affirmer certains prestataires de sécurité3. D’une manière générale, la Commission considère que le recours à un dispositif reposant sur la reconnaissance des empreintes digitales, dès lors que ces dernières sont enregistrées dans une base de données centralisée ou située sur le terminal de lecture comparaison, ne saurait être justifié qu'en présence d'un fort impératif de sécurité. En revanche, elle favorise l’utilisation de techniques biométriques « sans trace », telles que la reconnaissance tridimensionnelle du contour de la main ou la reconnaissance du réseau veineux du doigt. De même, la CNIL a pu autoriser la mise en œuvre de dispositifs de contrôle d’accès qui n’étaient pas justifiés par un fort impératif de sécurité, dès lors qu’ils reposaient sur l’enregistrement du gabarit de l’empreinte digitale dans un support individuel exclusivement détenu par la personne concernée, tel qu’une carte à puce. Plus sur www.cnil.fr

Barack Obama : président hightech

On le dit techno-freak rivé à son Blackberry... de fait, Barack Obama a su largement mobiliser ses soutiens par le biais du World Wide Web...


Le site de campagne BarackObama.com (un million et demi d'inscrits) aurait permis de récolter 600 millions de dollars de (petits) dons. Eric Schmidt, le boss de Google, a été l'un de ses conseillers économiques durant la campagne électorale. Plus de deux millions d'internautes se sont ralliés sur le Facebook du président élu (qui acomptabilisé plus de 500 000 messages de soutien).


Dans son programme, Obama a promis plus de moyens de l'état à la FTC (Federal trade commission sensée réguler le commerce). Exigeant que celle-ci fixe des règles "plus strictes" en matière d'utilisation des données personnelles, combatte davantage le pollupostage (spam), le hameçonnage (phishing) et la cybercriminalité en général. Enfin, face à la montée du chômage dans le secteur informatique et financier américain, Barack Obama a déclaré vouloir supprimer les allègements fiscaux aux entreprises externalisant leurs emplois hors des Etats-Unis. (Claude A.Frison, sources BarackObama.com, Facebook, FTC)

Hoax oups avec hoaxkiller

On ne compte plus les messages non sourcés qui circulent sur le Net. Certains sont des hoax tranférés et retransférés par des collègues de travail, clients, amis, amis d'amis. La plupart de ces hoax présentent les caractéristiques de messages bien construits, argumentés, dont la crédibilité ne semble faire aucun doute...

Pointé par les spécialistes de Hoaxkiller.fr, le levier psychologique classique des hoax est la description d'une situation d'injustice. On l'a par exemple constaté en 2005 lors de la tragédie du Tsunami, avec une profusion de messages de solidarité face à de nombreuses disparitions dans les mois qui ont suivi. Dans un autre registre, cela peut monter d'un cran avec les fausses alertes virales. Des alertes « souvent complètement fictive mais nécessitant une réaction immédiate et toujours identique » (ndr: à savoir prévenir vos contacts en supposant que vous allez faire suivre le message d’un simple clic). Plus grave selon Hoaxkiller, certains hoax sont plutôt qualifiés de viroax, poussant les internautes à mettre en danger la sécurité de leur ordinateur en les incitant par exemple à supprimer un fichier sain appartenant au système d'exploitation (ou à une application courante). Le prétexte souvent avancé est que le fichier "pourrait être un virus". Les consignes enjoignant alors l'utilisateur à vider illico presto sa corbeille, le laissant alors démuni, ne pouvant plus restaurer son fichier d'origine. Pour les éditeurs de Hoaxkiller, si un hoax arrive jusque dans une boîte de messagerie, c'est qu'il aura passé avec succès l'épreuve de la sélection naturelle et sera susceptible d'abuser n'importe quel internaute non averti. De là l'utilité d'un outil préventif contre ces hoax et autres viroax. (caf d'après hoaxkiller.fr)

Recommandations : par respect pour vos destinataires, ne pas faire suivre ce type de messages par simple tranfert, sans les scanner. Et comme précisé « prendre du recul et si nécessaire valider l'information auprès d'une source sûre, car le doute profitera toujours aux rumeurs et aux canulars ». En pratique : hoaxkiller est un module de vérification de sécurité des messages qui vous sont transmis. L'utilisateur saisit dans le formulaire quelques mots-clés parmi les plus significatifs d'un message douteux ou suspecté d'être un hoax, voire le message dans son entier (par copié-collé), puis lance la recherche. Le résultat s'affiche dans une fenêtre indépendante indiquant un taux de pertinence du message suspect (ndr : j'ai déjà testé son efficacité). A voir sur le site (sécurisé) hoaxkiller.fr, en suivant la visite guidée, ou en le testant sur notre propre site presshightech.com.

Antivirus : payer plus pour protéger moins...

Angoissé qu’il est par la crainte d’une contamination potentielle, l’utilisateur lambda télécharge volontiers des programmes anti-viraux additionnels, même si leur installation constitue une surcouche parasitaire sur une protection déjà existante...

Pour preuve les récentes déclarations de Neil MacDonald, Vice-président du Gartner Group, lors de la conférence IT Security Summit organisée à Londres. « Pourquoi payer davantage chaque année pour des antivirus qui en donnent moins ?". Soulignant de fait que dans le domaine de la sécurité, les logiciels perdent souvent de leur efficacité alors qu'apparaissent de nouvelles menaces. Cet analyste estimant que les logiciels (d'un prix assez élevé) sont trop souvent destinés à effectuer une tâche unique, comme empêcher les intrusions ou protéger un point d'accès. Du coup, cela conduit les utilisateurs à multiplier des outils dédiés à telle ou telle tâche. Selon Neil MacDonald, les logiciels devraient plutôt apporter une réponse globale, chaque module coopérant avec les autres, comme un véritable système immunitaire. "Les éditeurs proposent trop de produits ponctuels, induisant trop de complexité", conclue-t'il.

Utile de rappeler l'anecdote que nous relevions voici quelques mois à l'écoute d'une émission sur France Inter, où un auditeur agacé donnait la réplique à un représentant de Symantec venu défendre Norton Internet Security (suite à de mauvaises notes obtenues par cet outil dans divers comparatifs. Et de pointer les difficultés rencontrées avec ce kit qui bloquait son système de façon intempestive (impossible à désinstaller puis réinstaller correctement, vous connaissez...). L'auditeur donnant l’exemple d’un proche, informaticien de surcroît, qui n’utilisait plus aucun outil anti-viral depuis deux ans, sans problème apparent...

Déjà pointé dans les colonnes de Presshightech et ce sujet devient un marronnier, les éditeurs de logiciels méritant quelques (virtuelles) châtaignes... de fait, l'utilisateur doit savoir que le pare-feu intégré au système d'exploitation des PC est suffisant pour protéger l'internaute lambda. Une surcouche de protection risquant d'annihiler tout bonnement le fonctionnement du tout. Il vaut donc mieux fermer les pop-ups ou autres publicités qui enjoignent de télécharger un module pour mieux protéger votre chère bécane... car c'est souvent là que commencent... les problèmes :-)

Claude A.Frison (source Gartner Group, IDG News Services).

Clusif : enquête sécurité 2008

Le Clusif vient de publier son enquête 2008 sur les pratiques de sécurité informatique en France

Avec cette enquête réalisée intégralement par Internet auprès de 1139 personnes issues de 354 entreprises de plus de 200 salariés, le Clusif (Club de la Sécurité de l’Information Français) a souhaité caractériser la population des internautes français, connaître les usages d’Internet par cette population et surtout évaluer leur perception de la menace informatique, des risques, et l’interroger sur ses pratiques en matière de sécurité.

Selon cette enquête, un tiers des internautes utilisent l’ordinateur familial aussi à des fins professionnelles (ce qui pose quelques questions sur la protection des données de l’entreprise comme nous l'avons déjà souligné dans plusieurs articles de presshightech, voir "PC vs libertés individuelles"). Les internautes se révèlent globalement prudents dès qu’il s’agit d’achat sur Internet, et semblent conscients de l’utilité des outils de protection (antivirus, pare feu personnels, etc.), et ne se sentent que pour une minorité d’entre eux véritablement en « insécurité » sur Internet.

Côté entreprise, quand des tableaux de bord de la sécurité existent, ils sont à destination majoritairement des DSI (58% des cas), de la direction générale (52%), du RSSI (37%), des directions métiers (18%), de la direction des risques (15%) ou du juridique (10%). Cette édition 2008 de l'enquête du Clusif fait ressortir un inquiétant sentiment de stagnation. Entre 2004 et 2006 des progrès notables avaient été fait, en particulier dans le domaine de la formalisation des politiques et des chartes de sécurité. Mais depuis, il semble bien que la mise en application concrète de ces politiques soit restée un voeu pieux. Selon l'enquête, 40 % des entreprises ne disposent toujours pas de plan de continuité d’activité pour traiter les crises majeures, contre 42 % en 2006. Et 30 % d’entre-elles disent ne pas être en conformité avec la Loi Informatique et Liberté (CNIL).

Dans les collectivités locales, les chartes de sécurité seraient davantage édictées pour se conformer à des usages réglementaires que pour devenir un élément important de la politique de sécurité de l’information (même si la proportion de chartes en cours d’élaboration est très significative : 18 % des collectivités). Pour ce qui concerne la sensibilisation des utilisateurs, des progrès majeurs resteraient à faire : seules 23 % des collectivités auraient lancé des actions dans ce domaine et 10 % s'y prépareraient. Comme conséquence de ces mauvais chiffres, les spécialistes du Clusif estiment "qu'il ne faut pas s’étonner du manque d’implication du personnel dans le suivi de la politique de sécurité" et que les RSSI (responsables des services de sécurité informatique) ressentent la réticence des utilisateurs et des services comme frein majeur dans la conduite de leurs missions.

Claude A.Frison (source enquête Clusif 2008)

Malwares malveillants

L'industrie des malwares se développe de façon exponentielle. Elle empoisonne le développement du web. La vente de codes "malveillants" devient un commerce à l'instar de simples kits anti-virus...

Pour la seule année 2007, de nombreuses pages de sites web auraient été modifiées grâce à quelques simples lignes de codes redirigeant les visiteurs vers des sites pirates (ndr : voir les articles de presshightech.com sur le phénomène du "phishing"). Un code de redirection ou d' « iFrame » se présentant sous la forme d'un cadre d'un pixel contenant une double programmation vers le site du pirate. Le premier étant un "piégeur" d'infiltration de pages Web. Le second étant un « downloader » permettant d'implanter un programme que le pirate souhaite utiliser (porte "dérobée", keylogger, robot, etc). Autre "moyen", les "bots" qui sont des malwares permettant la prise de contrôle à distance de machines vulnérables afin de former un réseau d'attaque caché (ndr : "botnet" typiques des attaques de phishers). Le tout permettant de "spammer" ou bien de faire des attaques en "déni de service distribué".

Selon François Paget (photo), chercheur en sécurité chez Mc Afee, ces outils d'attaque seraient en vente sur le Net sous la forme de petites annonces sur des forums spécialisés. De quelques centaines d'euros aux plus performants à 3000 dollars, ainsi MPack et WebAttacker (inet-lux.com), IcePack, d'origine russe... Limbo, MPack (DreamCoders Team), Nuclear Grabber (Corpse), Pinch (Coban), Power Grabber (privat.inattack.ru), etc.

Derrière ces outils d'attaque, les "têtes pensantes" seraient concentrées aux Etats-Unis, dans les pays de l'Est et en Chine. Avec dans chacun de ces pays, des groupes très hiérarchisés qui vendent à la fois l'outil et le service, et en cas de réaction, retournent la responsabilité de l'acte sur l'acheteur... un commerce comme un autre. Certains groupes sont maintenant connus : Cult of the Dead Cow, Russian Business Network (casinos virtuels et de la pédo-pornographie), Network Crack Program Hacker (connu pour avoir conçu le rootkit GinWui avec des membres spécialisés dans la suite Microsoft Office dont ils diffusent les vulnérabilités), Honker Union of China (avec 20 000 hackers estimés, connu pour ses attaques régulières de sites gouvernementaux et industriels aux Etats Unis, en Australie et en Nouvelle Zélande).

Lors du 2ème forum international de la cybercriminalité qui s'est tenu à Lille le 20 mars dernier, des participants ont parlé de 100 à 150 millions de machines infectées au niveau mondial, dont 60 000 PC infectés chaque jour en France...

Claude A.Frison (sources : Mc Afee / ITNews / Réseaux et Télécoms)

IBM Roadrunner


Roadrunner est le supercalculateur le plus puissant jamais construit. Fruit de six ans de recherche chez IBM, il vient de franchir la mythique barrière du petaflop, soit un million de milliards d'opérations à virgule flottante par seconde...

Il a coûté 120 millions de dollars et nécessité l'emploi de 200 ingénieurs et techniciens dans les départements de recherche de Big Blue. Roadrunner est installé au laboratoire national du département de l'énergie américain de Los Alamos. Il sera utilisé dans les domaines des tests d'armes nucléaires, du climat, de l'énergie et de la recherche fondamentale (voir la vidéo de présentation en anglais).

La prochaine étape devrait être le franchissement du cap de l'exaflop, soit un milliard de milliards d'opérations par seconde. Selon Jack Dongarra (photo), professeur d'informatique à l'Université du Tennessee, cet objectif pourrait être atteint voire dépassé en 2019.

Fiche technique : les capacités de calcul de Roadrunner donnent le vertige puisqu'elles dépassent de plus de deux fois celles du supercalculateur jusqu'alors le plus puissant, le système Blue Gene/L, également signé IBM et qui affiche quant à lui une puissance de calcul déjà non négligeable de 478 téraflops (596 téraflops en pointe). Dans le détail, ce résultat a été atteint par l'exploitation d'une architecture mixte, comprenant des machines AMD Opteron et des serveurs lame pourvus de processeurs Cell. Le tout fonctionnant sous Linux. Il aura fallu l'association de 6 948 processeurs bi-coeurs Opteron (3.474 serveurs IBM Blade Center LS21) et de 12.960 processeurs Cell (6.480 serveurs Blade Center QS22). Ces derniers ayant été initialement conçus pour les consoles Playstation 3... mais là, c'est pas du jeu.

Charte « confiance en ligne »

Face aux multiples dérives sur la Toile, le gouvernement tente d'imposer aux opérateurs de télécom et aux prestataires internet (fournisseurs d'accès et éditeurs de contenus), la signature, d'ici le 10 juin 2008, d'une charte dite sur la « confiance en ligne »...

Le document publié en exclusivité par le site PCInpact émane du ministère de l'Intérieur. A la lecture, il s'avère de fait lourd de conséquences pratiques pour les fournisseurs d'accès à l'Internet. Il s'inscrit dans le cheminement de la charte sur les "contenus odieux" de 2004 et les travaux du Forum des Droits de l'Internet afin de construire un internet "civilisé et sécurisé". C’est Nicolas Sarkozy alors ministre d'État, ministre de l'Intérieur et Philippe Bas, ministre délégué à la Famille, qui avaient décidé de confier à une commission collégiale la gestion d’un label « confiance en ligne ». Cette charte a été présentée par Franck Louvrier (photo Le Figaro), l'omniprésent conseiller pour la communication et la presse à la Présidence de la République. Pour ses lecteurs au fait des derniers développements relatifs à l'évolution des pratiques sur le Net, Presshightech reproduit ici le texte de cette charte dans son intégralité.


La charte Confiance en ligne traduit la volonté du gouvernement de faire de l'internet un environnement le plus sûr possible pour tous les citoyens. Elle s'appuie sur une démarche volontaire des prestataires à prendre part au projet de construire la "civilité et la sécurité de l'Internet". Dans le prolongement de la charte contre les produits odieux signée le 14 juin 2004, et les travaux au sein du Forum des droits sur internet, les signataires (fournisseurs d'accès, et opérateurs mobiles, fournisseurs de services en ligne et éditeurs) se conforment aux présents engagements sans que ceux-ci n'influent sur le statut juridique de chacun des acteurs de l'lnternet, au regard, notamment, de la loi pour la confiance dans l'économie numérique. Ces engagements s'inscrivent dans un cadre législatif et réglementaire existant en définissant les conditions de bonne application de ces textes par les acteurs de l'internet et les autorités publiques, en tenant compte des évolutions technologiques récentes. Les engagements présentés se conforment également aux récentes recommandations du Conseil de l'Europe adoptées lors de la conférence annuelle OCTOPUS 2008 en avril 2008.

Améliorer la sécurité de l'utilisateur

Mise en avant par les signataires sur leurs produits, home page et via des liens, d'informations et de contenus portant sur : les risques existants en matière de sécurité des données et des équipements (Virus, spywares, logiciels de connexion vers des numéros surtaxés, piratage de connexion, sécurisation Wifi...) ; les moyens techniques à la disposition des internautes pour s'en prémunir et la nécessité de les mettre à jour ; les conseils et bonnes pratiques existants afin d'éviter et de lutter contre le spam (ex. lien vers Signal Spam) ; une information sur les escroqueries et les risques émergents en modéré de délinquance économique sur internet (spam, phishing, captation du numéro de carte bancaire) ainsi que sur les outils permettant de lutter contre ces pratiques et les précautions à prendre en cas de saisie des informations bancaires.


Veiller à la sécurisation de l'équipement


Procéder à une démarche de veille active, sur les risques techniques émergents pour l'utilisateur ; mettre en place une démarche proactive de sécurisation des équipements par des mesures adaptées (ex : information, suspension, résiliation, blocage de certains ports...) auprès des clients mettant en jeu la sécurité du réseau. Préconfigurer les équipements fournis aux utilisateurs afin qu'ils atteignent un niveau de sécurité par défaut optimal selon l'état de l'art. Lutter contre le spam à travers une politique adaptée (filtrage, lien de signalement, application de quotas d'envoi...), en créant une adresse de type « abuse@ » et en participant activement au programme Signal Spam.


Apporter une information générale


Avec la mise en avant par les signataires sur leurs produits, home page et via des liens, de contenus portant sur : les risques d'exposition à des contenus préjudiciables et la procédure de signalement en mettant à dispositiorn les liens d'accès à l'ensemble des plates-formes de signalement existantes ; les enjeux liés à la sauvegarde des données personnelles ; les moyens techniques à la disposition des internautes pour s'en prémunir ; un descriptif des logiciels de contrôle parental et de leurs évaluations (logiciels FAI et en vente dans le commerce) ainsi qu'une aide à leur installation et configuration ; des conseils de vigilance (ex : guide).


Encadrer l'usage des services à travers une charte de l'utilisateur


Avec l'élaboration et la mise en avant par le signataire d'une charte de l'utilisateur reprenant : les règles de droit que tout auteur de contenu doit respecter ; les comportements et contenus autorisés ou interdits sur le service et rappelant les responsabilités en jeu, notamment pour les mineurs ; une sensibilisation et un encouragement à modérer les contenus pour les internautes créateurs de forums, blogs... ainsi qu'une information sur les moyens techniques adéquats. Avec obligation pour les internautes producteurs de contenus d'empêcher les mineurs d'accéder a tout contenu entrant dans le cadre de l'article 227-24 du Code pénal. La possibilité de prévoir contractuellement une modalité de suspension de la possibilité de publier, par des personnes autres que le créateur de l'espace, en l'absence de toute mise à jour, modification, intervention ou modération d'un contenu depuis trois mois; ainsi que l'existence de mesures de suspension ou de suppression de l'espace.

Engagements du signataire sur sa politique éditoriale...

Les espaces interactifs destinés aux mineurs sont contrôlés a priori. Les services et contenus manifestement destinés aux mineurs ne contiennent pas de publicités faisant la promotion de biens ou services inappropriés (ex. services de rencontres adultes, tabac, alcool) ou contraires à la recommandation « enfant » du BVP (bureau de vérification de la publicité). La publicité pour les contenus relatifs à l'article 227-24 du Code pénal ne sont diffusés que dans des zones « adultes » où l'accès des mineurs est fortement contrôlé par un dispositif efficace en fonction de
l'état de l'art. Les contenus entrant dans le cadre de l'article 227-24 du Code pénal ainsi que les liens hypertextes pointant vers de tels contenus ne sont diffusés que dans des zones « adultes n où l'accès des mineurs est fortement contrôlé par un dispositif efficace en fonction de l'état de l'art. Les espaces interactifs destinés aux adultes font l'objet d'un contrôle par un dispositif efficace en fonction de l'état de l'art.

Permettre un meilleur signalement de la part des internautes

Avec l'amélioration des procédures de signalement, mettre en avant une procédure de signalement claire, facilement accessible et compréhensible par l'internaute portant sur les contenus produits, diffusés ou hébergés par le signataire. Apporter une réponse rapide aux sollicitations reçues par ce biais et informer l'internaute sur l'existence du point de contact de l'AFA et la plateforme de signalement du Ministère de l'Intérieur. Se doter de procédures internes permettant de réagir correctement et en relation avec les autorités compétentes en cas de signalement de contenus ou de comportements illicites (avec objectif de labélisation...).

Participer à la politique de signalement...

Avec engagements du signataire sur sa politique de signalement : il signale aux autorités les contenus et comportements qui lui ont été notifiés susceptibles de relever des infractions visées aux cinquième et huitième alinéas de l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse (1) et à l'article 22723 (2) du Code pénal. NDLR : (1) Apologie des crimes visés au premier alinéa, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité ou des crimes et délits de collaboration avec l'ennemi. Provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'éqard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. (2) Représentation d'un mineur présentant un caractère pornographique.
Le signataire de la Charte signale également, dans les mêmes conditions, les contenus et comportements faisant apparaître un risque immédiat pour la sécurité des personnes et des biens. Dans ce dernier cas, et lorsqu'il dispose des données pouvant contribuer à l'identification de l'auteur du contenu concerné, le prestataire accompagne le signalement de ces informations afin de pouvoir empêcher l'atteinte à l'intégrité physique de la personne qui lui a été signalée.

Le signataire s'engage à déférer dans les meilleurs délais aux réquisitions judiciaires...

Il s'efforce de permettre l'identification du titulaire d'une adresse de courrier électronique après réception d'une réquisition et de celui d'une adresse IP auprès du fournisseur d'accès à l'internet suivant la réception du document. Il s'efforce, pour les réquisitions et demandes officielles non standard, à apporter une première réponse (accusé de réception, indication du délai estimé de réponse à la demande, etc). Il s'engage à mettre en place un « service d'obligations légales » performant ou, en cas d'impossibilité, à désigner une personne responsable du traitement des réponses aux réquisitions judiciaires et capable, en cas d'urgence, d'initier le traitement de ces réponses. Ces données sont régulièrement mises à jour et communiquées aux "guichets uniques" mis en place par les services de police et de gendarmerie en liaison avec la délégation des interceptions judiciaires. Ces autorités s'engagent à assurer une mise à jour des coordonnées de ces "guichets uniques".

Mieux participer au travail des autorités publiques en conservant et en transmettant certaines données...

Le signataire met en place, en application des dispositions législatives et réglementaires, une procédure de conservation et de transmission des données : ainsi il conserve toutes les données de connexion lorsque celles-ci sont nécessaires pour les besoins de la recherche, de la constatation et de la poursuite des infractions pénales. Il détient et conserve les données de nature à permettre l'identification de quiconque a contribué à la création du contenu ou de l'un des contenus des services dont il est prestataire. Ces données sont conservées un an. Dans le cadre de la communication des données de connexion, le prestataire communique tous les éléments d'identification en sa possession, conformément à la loi, permettant aux autorités de déterminer l'identité de l'internaute.

Mettre en place une démarche efficiente de retrait et de suspension ou de blocage de certains contenus...

Le signataire met en place une procédure de retrait et de suspension adéquate : ainsi il s'engage à retirer ou à suspendre promptement les contenus sur réquisition des autorités ou sur demande judiciaire. Lorsqu'il procède au retrait d'un contenu et le signale aux autorités, le signataire procède à la transmission d'une copie intégrale des données retirées et la conserve dans le format d'origine. Le signataire s'engage à restituer ou à rétablir les données dans le format dans lesquelles elles s'affichaient avant retrait ou suspension. Dans le cas des sites à caractères pédopornographiques, qui lui sont signalés par le ministère de l'Intérieur, les FAI s'engagent à bloquer l'accès à ces sites par les moyens techniques qu'ils estiment les plus appropriés.

CNIL : publication du rapport 2007


Le sénateur Alex Türk , président de la CNIL, vient de présenter le rapport 2007 de la Commission Nationale Informatique et Libertés



La progression des recours auprès de la CNIL a connu une hausse exponentielle en 2007. Pour cette seule année, la CNIL a enregistré 4 455 plaintes (+25% par rapport à 2006), effectué 164 contrôles (+21%), adopté 395 délibérations (+32%), adressé 101 mises en demeure, prononcé 5 avertissements et infligé 9 sanctions. Ce qui paraît peu et les sanctions financières encore modestes : de 5000 à 50 000 € pour un total de 175 000 euros... raison invoquée : le manque de moyens; car même avec 2500 correspondants informatique et liberté (CIL) intervenant dans les entreprises et administrations françaises, de fait, la CNIL dispose de seulement 105 agents intégrés (une quinzaine devraient être embauchés avant la fin 2008). A titre de comparaison, l'équivalent britannique dispose de 260 agents, sans omettre que l'augmentation annuelle de ses moyens correspond en gros au budget total de la CNIL. Alex Türk s'est plaint de devoir sans cesse "tendre la sébile" aux pouvoirs publics (ndr: donc dans une situation de dépendance vis à vis d'un de ses principaux objets de contrôle). Rappelons que l'actuel président de la CNIL est un ex-RPR, maintenant sénateur divers droite du département du Nord...

Traçages

D'une part, une menace réelle réside dans la surveillance des individus par des moyens vidéo et de géolocalisation; des outils de captation dans l'espace qui, pour les détracteurs, mettent en danger la liberté d'aller et venir. D'autre part, l'Internet, expression concrète de la globalisation, permet un traçage dans le temps par la conservation et l'archivage des données sur les réseaux sociaux ou dans les moteurs de recherche. Le G29 (groupe des autorités européennes de protection des données), prône dors et déjà une réglementation des moteurs de recherche (google, yahoo...) et de certains réseaux tels que facebook, dailymotion, etc. "A ce jour, seulement 10 à 15% de la population mondiale bénéficie d'un niveau de protection correct de leurs données personnelles, puisqu'il faut exclure autant les Etats-Unis et le Japon que la Chine et l'Inde", a regretté Alex Türk. Face à la perspective d'un constant traçage des citoyens, le président de la CNIL a indiqué avoir saisi Simone Veil, présidente de la commission en charge de rédiger un nouveau préambule à la Constitution, afin que "le droit au respect des données personnelles devienne une valeur constitutionnelle" a-t'il précisé dans sa déclaration.

Biométrie

Autre objet de critique, la polémique autour du passeport biométrique. "Il s'agit du premier fichier national de la population française fondé sur la biométrie et il pose donc des questions de principes. Ces questions auraient eu intérêt à être traitées par la voie législative au Parlement au lieu d'un simple décret (ndr: paru au JO le 4 mai 2008), d'autant que nous aurions pu ainsi anticiper sur la nécessaire loi concernant la future carte d'identité biométrique qui va nécessiter une loi débattue à l'automne au Parlement", a précisé Alex Türk. Plusieurs reproches sont émis par la CNIL : choix de huit empreintes digitales au lieu des deux requises au niveau européen, création d'une base centrale des empreintes au lieu de bases régionales. (caf, photo source AFP - Eric Federberg) Télécharger le rapport de la CNIL

Spam : en chiffres

Pour échapper à la vigilance des logiciels de protection de messagerie électronique, un spam sur quatre abandonne la forme traditionnelle de texte pour l'image. Le volume total de spam est estimé à 87 milliards par jour selon les analystes.

L'activité du spam en quelques chiffres (spam : courrier électronique non désiré) : sur 130 milliards de courriers échangés dans le monde chaque jour, les deux tiers seraient du spam, soit environ 87 milliards. 50 % des courriers qui transitent par les FAI sont du spam . Selon une étude de Commtouch, 39 % des spams sont consacrés aux produits pharmaceutiques (Viagra, Xanax, etc). Toujours selon Commtouch, 25 % des spams proviennent de l'Europe de l'Ouest et 10 % seraient des spams de nature pornographique (caf avec sources Radicati Group, Commtouch)

Kits anti-viraux... vraiment utiles ?

Angoissé qu’il est par la crainte d’une contamination potentielle, l’utilisateur télécharge volontiers des programmes anti-viraux additionnels, même si leur installation constitue une surcouche parasitaire sur une protection déjà existante...

Dans une émission en direct sur France Inter, un auditeur agacé donnait voici peu la réplique à un représentant de Symantec venu défendre Norton Internet Security, suite à de mauvaises notes obtenues par cet outil dans des comparatifs (ndr: il n'est pas le seul). Critiquant les difficultés rencontrées avec ce kit qui bloquait son système de façon intempestive (impossible à désinstaller puis réinstaller correctement, etc.... Et de donner l’exemple d’un proche, informaticien de surcroît, qui n’utilisait plus aucun outil anti-viral depuis deux ans, sans problème apparent. Au ton de la voix, le communicant de ce par ailleurs estimable éditeur de logiciel semblait assez gêné par la remarque.

De fait, l'utilisateur doit savoir que le pare-feu intégré au système d'exploitation des PC est suffisant pour protéger l'internaute lambda. Une surcouche de protection risquant d'annihiler tout bonnement le fonctionnement du tout. Il vaut donc mieux fermer les pop-ups qui enjoignent de télécharger un applet gratuit pour mieux protéger votre chère bécane... car c'est souvent là que les problèmes commencent. Claude A.Frison

Cryptage des données numériques

Les processeurs mis en cause

De quoi inquiéter les centraux bancaires et les officines d’e-commerce, des articles publiés dans la presse spécialisée suscitent quelques interrogations sur la fiabilité des processeurs de nos chères (...) bécanes...

Suite aux révélations de l’équipe conduite par le cryptologue allemand Jean-Pierre Seifert (ex-Intel, enseignant dans les universités d'Haïfa et d'Innsbruck), les fabricants de microprocesseurs seraient sur les dents. En cause, une technique d'espionnage au niveau du code machine qui reposerait sur un logiciel capable de récupérer la clé de cryptage SSL au cours même de la phase de calcul… les spécialistes apprécieront. Qu'il s'agisse de crypter, de signer ou de garantir l'intégrité de données numériques, d’après les expériences conduites par l’équipe de JPS, les processeurs de la quasi-totalité du parc informatique mondial seraient vulnérables et le commerce en ligne serait selon lui menacé, ainsi que tout ce qui permet la dématérialisation des échanges, fondée sur des applications faisant appel aux codes asymétriques (procédé utilisant une clé publique codant les données et une clé secrète pour les restituer). Il s’agirait même de la fin des algorithmes RSA et des clefs de chiffrement couramment utilisées (RSA, acronyme formé à partir des noms de ses créateurs : Rivest, Shamir et Adleman).
Pour de plus amples détails, nos lecteurs peuvent se reporter au research group ``Mathematical Computer Science'', de la Johann Wolfgang Goethe-University (docs en allemand).

Dans le détail cette menace qui porte le nom d’analyse de prédiction de branche (BPA), nécessitait jusqu’à maintenant de très nombreux essais pour déduire de façon statistique la clé de cryptage (ce qui la rendait de fait impraticable). Dans une étude encore assez confidentielle, JPS décrit la façon dont il a pu (selon lui en une seule tentative) récupérer la quasi-intégralité d'une clé de cryptage de 512 bits (NDR : rappelons que ce type de cryptage consiste en une suite d'autant de 0 ou de 1 permettant de « brouiller » les données transitant par le Net afin de les rendre illisibles ; elle est donc couramment utilisée pour les transactions cryptées ; sachant que la plus grande clé publique faisait 640 bits ; sa décomposition en 2005, avait nécessité pendant trois mois, l’utilisation de 80 microprocesseurs cadencés à 2,2 GHz). Cette découverte fait figure de bombe, puisqu’elle ne ferait appel qu’à une seule lecture de code ; sa force résidant dans le fait que le processus de prédiction, fondamental pour accélérer les performances du processeur, ne serait pas vraiment protégé. Selon lui, le mode de fonctionnement même de la puce, optimisé pour accélérer les calculs, la rendrait vulnérable. « La sécurité a été sacrifiée au bénéfice de la performance », estime le chercheur. Une « taupe » (logiciel) pourrait donc « écouter » la puce en toute discrétion, et renvoyer la clé par exemple à des hackers, voire à des services de renseignement ou à des concurrents potentiels. Sous couvert d'anonymat, des spécialistes de cryptographie confirment le sérieux de la menace sur les systèmes à clé publique : « La solution réelle serait de revoir la conception même de nos microprocesseurs… une solution de court terme serait de ne pas permettre que des applications sensibles tournent en parallèle avec des opérations standards sur un même ordinateur, ce qui est plus facile à dire qu'à faire dans un environnement de travail classique… il reste des remèdes partiels, mais ils impliquent de ralentir considérablement le fonctionnement des PC ».

La polémique avait même fait rage entre observateurs. Selon l’hebdomadaire Le Monde Informatique (LMI, publication d’International Data Group, éditeur de Computer World), le quotidien le Monde « faisait saigner la tomate » à propos d'une technique potentielle qui permet de récupérer les clés de cryptage au cœur des processeurs. Pour cet hebdomadaire spécialisé « il est hautement regrettable que la sécurité des systèmes d'information, qui concerne effectivement l'ensemble des citoyens des pays industrialisés, soit encore traitée sur un ton alarmiste et superficiel, entretenant une défiance diffuse et, plus grave encore, le fatalisme ambiant et l'apathie juridique qui en découle, le tout garantissant l'impunité des responsables des causes réelles et sérieuses des milliards d'euros ou de dollars volés chaque année, en particulier les banques et les détenteurs d'informations personnelles qui ne sont toujours pas tenus, en France, d'alerter les victimes potentielles à la suite d'une effraction de leur système d'information, et l’on ne s’y prendrait pas autrement si l'on voulait, sciemment, désinformer une population tout entière pour lui faire supporter les frais d'une dématérialisation des échanges conduite au seul profit des intermédiaires financiers ». Les résultats des travaux de Jean-Pierre Seifert avaient été publiés lors de la conférence RSA, début 2007. Claude A.Frison

La méthode de l'épuisette

Trop méconnue des internautes

Ce type de cybercriminalité est maintenant classique. Le procédé est parfaitement connu des spécialistes, enquêteurs et experts en sécurité informatique. Mais il est bien difficile de lutter contre l’ampleur du problème, car le tableau est à entrées multiples.


Les conséquences du phishing n’inquiètent pas que les banques. Le phénomène touche les achats et les jeux en ligne, voire des guichets administratifs. La recette est simple. A l’instar des méthodes de recrutement utilisées en matière de trafic de stupéfiants, les escrocs utilisent des mules pour brouiller les pistes et ne pas indiquer leur propre identité bancaire. L'objectif est d’empêcher la police de remonter toute la filière. Pour les « mules », le travail demandé n'est pas bien compliqué. Il suffit de consulter plusieurs fois par jour sa messagerie électronique. Dès qu'un mail lui signale qu'un virement a été fait sur son compte, il effectue un transfert vers un compte de la société en question. En échange de ce service, selon le Club de la sécurité des systèmes d'information français (Clusif), il toucherait 5 à 10 % des sommes transférées. Malgré tout, les montants unitaires seraient assez faibles, à cause notamment des plafonds instaurés par les banques en matière d’opérations en ligne. Mais selon le Clusif, ce business rapporterait quand même jusqu'à 3 K€ par mois à certains internautes.

L’arnaque repose donc essentiellement sur l’imprudence d’internautes pas toujours aguerris aux pratiques en vogue sur la toile ; on pense notamment aux retraités qui depuis quelques années boursicotent sur le Net pour arrondir leurs pensions, ou bien encore aux ados qui surfent le soir du fond de leur lit sur leurs sites favoris, et achètent en ligne (musique, VOD, vêtements à la mode, gadgets…) accrochés par tel ou tel pop-up les enjoignant de se rendre ici ou là pour vérif. Au bureau, dans le feu de leur journée passée devant la bécane, les internautes peuvent de plus en plus difficilement faire la différence entre le site qu’ils visitent régulièrement et une page d’accueil vers laquelle ils sont redirectionnés à leur insu, dans la plupart des cas par le biais d’un mail anodin. Qui donc peut affirmer examiner chaque mail à la loupe. Même s’ils sont des surfers avertis, une page d’accueil reconstituée quasi à l’identique par des mauvais farceurs (logos, copyright, popups publicitaires, nom du client en en-tête…) peut échapper à leur attention. Surtout en situation de stress au travail. Prudence donc, surtout lorsque l’on reçoit dans sa messagerie un formulaire en apparence tout à fait officiel.

On peut légitimement s’inquiéter de la montée en puissance des cyber-lobbies agissant sur la toile. Les mafias, russes ou autres, qui en tirent souvent les ficelles, notamment par le biais d’anodins messages provenant de pays africains et latino-américains. Des réseaux mafieux chinois aussi, particulièrement par le biais de sites destinés à des parieurs en ligne : bookmakers sportifs, paris sur des championnats de football en Europe, paris hippiques, casinos en ligne. Les plus naïfs se laissent attirer vers d’autres lieux, voire commencent à trop dévoiler leurs penchants, avouables ou non, auprès d’avatars communiquant sur des serveurs de messagerie instantanée intégrés aux sites.La piraterie par phishing ne concerne donc plus seulement le simple quidam consultant son compte en ligne. Ce type d’escroqueries concerne aussi les passionnés de divertissements en ligne. Notamment avec le développement de sites de réalité virtuelle en 3D (type second life) avec la banalisation de la communication par avatars interposés aux comportements réalistes. Rappelons que la source des problèmes ne vient pas des créateurs et animateurs de ces sites, mais des escrocs qui s’y introduisent. Claude A.Frison

Phishing

massiv attack

Les opérations de phishing se multiplient. Et ce malgré les alertes émises par les administrateurs gérant les transactions de leurs clients. Des internautes même avertis se laissent encore prendre au piège. Les banques ne sont pas les seules concernées par ce phénomène. Dans tous les secteurs, les pays à fort taux de connexions sont touchés par les agissements de circuits mafieux. Dernier exemple connu, durant trois mois, des pirates ont débité 250 comptes chez Nordea (banque suédoise comptant 2 millions de clients). Butin, environ 800 000 euros restitués depuis aux victimes. Depuis l’automne dernier, l’enquête policière a permis d’interpeller une centaine de petits malins recrutés via le Net. Les enquêteurs sont remontés jusqu’aux commanditaires situés en Russie, opérant via des serveurs nord-américains. Autre exemple du même type, le démantèlement début 2006 d’un réseau franco-russe de détournements de fonds. Des internautes français avaient réussi à pénétrer les comptes bancaires d'une soixantaine de leurs compatriotes. Bilan de l’opération pirate : 200 000 euros détournés. Encore une fois les commanditaires de l’opération étaient russes, agissant via une société fictive aux états-Unis. En bref, ils proposaient à des internautes français de recevoir sur leur compte l'argent détourné. Des mules, mais pas des ânes, puisqu’ils percevaient de 1 à 5 % de commissions sur les sommes détournées, une fois avoir reviré le butin récolté vers la tête du réseau. On ne peut pas leur jeter la pierre, les sites bancaires figurent logiquement parmi les plus sécurisés. Mais il est difficile d’obtenir des statistiques précises. Celles-ci ne communiquant que très peu sur ce sujet, on les comprend. Sans doute de peur de dissuader leurs clients d’utiliser leurs guichets en ligne. Des services payants, qui représentent une manne financière constante, non négligeable au bilan. Claude A.Frison

Passwords harvesting fishing

Pêche aux mots de passe
Étymologiquement, le terme de « phishing » vient de l'expression anglaise « passwords harvesting fishing » (pêche aux mots de passe), utilisée à l’époque des premières attaques de ce type sur les serveurs d’America Online. En français, il est communément traduit par « hameçonnage ». La technique consiste à faire croire aux internautes qu'ils reçoivent un mail de la part d’un site de confiance qu’ils consultent fréquemment. Une page parfaitement imitée les enjoint à compléter une simple case d’identification par mot de passe, pour authentification. Une fois entré et validé, le tour est joué. A l’insu du particulier, en un éclair, l’attaquant peut se connecter sur la page du client et obtenir des renseignements personnels.

Plus grave est la situation quand le pirate, flanqué de ses cyber-acolytes parvient à installer sur le poste client un virus de type troyen (exemple haxdoor.ki). A noter qu’un simple cookie peut contenir ce type de programme. Il s’ajoutera à la base du registre au démarrage du système d’exploitation, se propageant là où il est sensé aller. Une manip d’autant plus facile que beaucoup d’internautes modifient les paramétrages de leurs pare-feux, voire désactivent les contrôles de cookies et de scripts à l’accès, ceci afin d’accélérer la rapidité de leur système, excédés qu’ils sont par les ralentissements que leur fait subir leur programme antiviral. Claude A.Frison

pc versus liberté individuelle

Le réseau, outil de travail collaboratif pour ses utilisateurs, se heurte à l'arsenal de lois sur la protection des personnes sur leur « lieu » de travail. Par exemple pour les télé-travailleurs, de plus en plus nombreux dans les grandes entreprises. Un vrai casse-tête pour les DRH et les DSI.

Vie de bureau et sécurité informatique

Les deux ne font pas toujours bon ménage. Les services web utilisés pendant les heures travaillées posent des problèmes exponentiels aux entreprises vis à vis de leurs employés, aussi citoyens et consommateurs. Le Net est un média dont on peut difficilement restreindre l’usage tant il est devenu incontournable pour les individus dans leur environnement quotidien. Aussi bien dans leur façon de communiquer que de consommer de l’information de toute nature. Dans toute activité, industrielle ou tertiaire, une info périphérique au job peut s’avérer stratégique pour le salarié et ses collègues (prévisions de restructurations, blogs syndicaux). Anecdote classique : pour l’avoir appris à la cafète d’un collègue trop bavard travaillant à l’informatique, on peut vite en savoir assez pour surfer tranquille. Par exemple, contrairement à la protection du réseau contre les attaques extérieures, les contrôles effectués sur les connexions utilisateurs se limitent à de ponctuelles sondes d'intrusion. Sauf instruction express de la part du service informatique, rien n’empêche en principe d’installer un navigateur parallèle sur son ordinateur de bureau pour des usages privés (messagerie, consultation bancaire). Pour échapper un tant soit peu à certains traçages automatisés, mieux vaut donc utiliser des outils open source plus « sécurisés » dans ce domaine que les logiciels dont sont équipés la plupart des entreprises contractant des licences avec le géant de Redmond...

Qu’en est-il des connexions personnelles depuis son poste de travail : effectuer ses opérations bancaires à distance et ne pas avoir à se déplacer; de même pour les achats courants, dégoter le dernier gadget high-tech au moindre prix, tout le monde connaît cela. Banalement pour des téléchargements de fichiers de musique et de films en VOD, communication avec des tiers à titre particulier. Parfois aussi jouer en ligne pour se détendre, à l’insu de sa hiérarchie. Mais aussi visites fortuites de sites licencieux, révisionnistes, terroristes. Il est quasi inévitable que des collaborateurs utilisent leur connexion de façon dite inappropriée par simple curiosité souvent. Difficile d’effacer toutes traces de ces visites. Des faits très courants en pratique, qui soulèvent de nombreux problèmes.

Du point de vue des dirigeants, outre que tout celà occupe de la bande passante à charge, certains téléchargements peuvent déboucher sur des litiges en matière de droits d'auteurs, voire engager l’entreprise au niveau pénal. Sur le plan du droit, en vertu du code pénal, l'entreprise et ses dirigeants en tant que représentants légaux, peuvent être poursuivis pour complicité ou recel (même si l'utilisation malveillante s'est faite à leur insu). Les sanctions encourues pouvant aller de l'amende lourde, jusqu'à des peines d'emprisonnement. D'où l'intérêt pour les entreprises de se prémunir contre les agissements de collaborateures étourdis. La précaution consiste à filtrer les sites jugés illicites en s'appuyant sur des applications spécialisées. Ce qui est jugé « illicite » devant (en principe) être discuté entre l’entreprise et le CE. Claude A.Frison

Techniquement les solutions existent pour contrôler les flux d’informations échangées par les salariés. Des serveurs d’interception de requêtes internes qui vérifient automatiquement la conformité des échanges avec la politique de sécurité maison. Dans le détail, le filtrage d'adresses (URL) se fait en utilisant des logiciels de sécurisation bien connus (de type websense, secure compu­ting, surfcontrol) ; aussi des contrôles de transferts des flux analysés (tcp, http, https, socks, dns, ftp). De même pour les protocoles de messagerie instantanée (windows messenger, aol, yahoo).

E-learning : la seconde vie de Big Blue

De l'e-learning à l'échelle planétaire. Depuis que Big Blue s'est recentré sur les services, l'irruption de la firme de White Plains dans Second Life est somme toute logique. IBM voit grand et utilise déjà Second Life comme outil de formation pour un millier de ses salariés éparpillés sur la planète. IBM ne fait pas les choses à la légère en matière de BSD (business system development). La jeune équipe de Philip Rosedale du Linden Lab a d'emblée bénéficié de prestations à forte valeur ajoutée (offertes pour certaines en guise de bons procédés). Notamment un système avancé de traduction en temps réel et des outils de visio-conférence, indispensables pour mettre en relation les internautes du monde entier (IBM France est de l'aventure aussi). Les choses sont allées grand train depuis que The Register annonçait les plans "secrets" de la firme en 2006. Pour info, les bases de déploiement furent lancées sous la houlette du boss des développeurs Ian Hughes, pour la circonstance parachuté Metaverse Evangelist entouré d'une escouade de beta-testeur dans un modeste chalet situé en plein centre du Monde SL. Les ingénieurs maisons s'en sont donnés à coeur joie en matière de modélisation. Des expérimentations dont le Linden Lab devrait continuer à bénéficier pour tenter de maintenir sa croissance. Claude A.Frison

nano mecano

Suite à notre bref encadré sur les nano-technologies, quelques fidèles lecteurs ont souhaité des précisions sur les échelles de grandeur... un nanomètre (nm en abrégé) est une unité de mesure qui correspond à un milliardième de mètre, soit 0,000000001 mètre. En bref, la taille de petites molécules, c'est à dire 20 atomes d'hydrogène mis bout-à-bout. La taille des atomes est de l'ordre de 0,1 à 0,4 nm, une molécule d'ADN a un diamètre de 2 nm. Voilà qui devrait les satisfaire afin de mieux saisir la morphologie du fameux Scrunched Nano Bucky déjà évoqué dans nos colonnes. Autre application en très résumé : les nanotubes de carbone possèdent une force incroyable. Ainsi, des feuilles de nanotubes pas plus larges qu’un atome de carbone, soit 2000 fois plus mince que le papier journal, sont transparentes, flexibles et plus solides que l’acier… pour info, l'image suivante n'est pas un sandwich, mais une représentation graphique permettant de comparer la taille d'une molécule à celle d'un virus qui lui mesure entre 10 et 100 nm, c'est à dire cent milliardième d’un mètre...

ndr : following graphic depicts a microscopic view of a virus-based material. The green tubes represent molecules that form a membrane and the spheres with tails represent viruses

Pour en savoir bien plus presshightech.com vous invite à consulter le portail créé à l'initiative du Ministère délégué à la Recherche et aux Nouvelles Technologies développé en collaboration avec le Centre National de la Recherche Scientifique. Claude A.Frison

Ray Kurzweil

En 2030 une capacité de calcul d'un dollar aura la même performance que celle du cerveau humain indiquait déjà le futurologue américain Ray Kurzweil, spécialiste en intelligence artificielle dans une interview au journal allemand Die Zeit (01/2002). En scannant le cerveau humain ou via d'autres méthodes de reproduction de ce modèle, nous développerons des progiciels qui illustreront par ordinateur toutes les facettes de ce cerveau, y compris la faculté de comprendre et de ressentir des relations et des émotions complexes. La technologie rendue de plus en plus intelligente voire même consciente entrera alors en compétition directe avec les hommes. Des progrès qui nous permettront même, sinon de devenir immortels, du moins de nous refabriquer avant la fin du XXIème siècle. voir le site singularity.com

Nanotechnologies


Au niveau moléculaire... 50 000 fois plus petit que l'épaisseur d’un cheveu

Les scientifiques ne sont pas unanimes quant à la définition et de nanotechnologie ou de nanoscience, un domaine de recherche avec des applications en physique, chimie, biologie. Seule certitude, la nanoscience concerne l'étude des phénomènes observés dans des objets, des structures, des systèmes dont la taille est de quelques nanomètres dans au moins une des dimensions de l'espace. Richard Feynman (prix Nobel de physique en 1965) fût le premier à envisager la réalité de la nanotechnologie. En décembre 1959, dans un discours visionnaire prononcé lors de la conférence annuelle de l'American Physical Society, il demandait ce qui se passerait si nous pouvions déplacer des atomes, un à un, et les assembler de la façon voulue… il prédisait qu'il serait possible de faire tenir tout le contenu de l'encyclopédie Britannica sur une tête d'épingle... l’évolution technologique lui a donné raison.

Ainsi, Scrunched Nano Bucky, pourrait tenir sur le sommet d'une tête d’épingle Il est composé de 9 000 cheveux, minuscules nano-fibres de carbone, chacune de 75 nanomètres de diamètre… il a été créé à l’université de Madison (prof. Robert J. Hamers). Les nanofibres de carbone développées depuis plusieurs années ont de nombreuses applications : détecteurs d’agents chimiques et biologiques, stockage d'énergie (ion) dans des batteries au lithium, condensateurs... Claude A.Frison

Le hightech plus vert que jamais

Nokia (1er avec 8/10), Sony Ericsson (2ème), Dell et Lenovo (3ème ex-aequo)...

Grâce à l'initiative de Greenpeace lancée en 2007, la protection de l'environnement fait des émules dans l’industrie hightech. Une nette prise de conscience écolo avait alors été constatée chez les leaders du mobile Nokia et Sony.

Dans sa cinquième et dernière mouture du Guide de l'électronique verte, Greenpeace classe le fabricant de PC Lenovo (ex-division PC d’IBM) au premier rang des 14 principaux fabricants d'ordinateurs en matière de progrès industriel quant au respect de l’environnement (cliquer sur l’image pour agrandir l'indicateur). Ex-aequo avec Dell. Résultat assez moyen en revanche pour HP, Acer et Panasonic qui vont devoir redoubler d'efforts en matière d’élimination des substances chimiques dangereuses. Hormis pour son alliance avec Ericsson dans la fabrication de mobiles, le géant Sony a encore des efforts en matière de toxicité de composants d'ordinateurs.

"Il s’agit d’un engagement à long terme" déclarait voici peu Fran O' Sullivan, ex-IBM (entre-autre sur des projets développés avec la NASA). La Vice Présidente de Lenovo pour la branche produits, souhaite que Lenovo montre l’exemple, particulièrement pour les gammes de produits fabriqués en Chine. Les progrès attendus en matière de réduction de la pollution concerneraient les ordinateurs de bureau au sens large (moniteurs, serveurs, ThinkPad, ThinkVision). Dans le détail, Lenovo travaille sur les retardements de flamme et la réduction des chlorures polyvinyliques bromés dans ses produits. Lenovo se fixerait aussi des objectifs drastiques de mise en conformité globale pour les produits nouvellement lancés. Pour Iza Kruszewska, militant international de Toxics (Greenpeace international, Vigitox en France) « Lenovo a accompli des progrès considérables dans les six derniers mois pour sauter de la dernière place à une position de tête ». Claude A.Frison

Interview with Bill Gates on Channel 9

www.HighT3c.com Bill Gates talks about MIX06, IE, DHTML, AJAX, Compatibility, Office 12, and also he says where he surfs the net ! (more)

Bill Gates Microsoft Windows Vista BBC News

Bill Gates on the BBC News at Ten talking about Microsoft Windows Vista and Google. (more)

Steve Job's Speech in Stanford Ceremony

Amazing speech by Steve Jobs in Stanford University's graduation ceremony (august 2006, 14mn). In it he talks about getting fired from Apple in 1985 and about his Youth...

Google Documentary : a look inside the machine

Dunno - 46 mn 57 s - 19 juil. 2006 (english version)

Kheops : le mystère de la Grande Pyramide en 3D

Le mystère de la Grande Pyramide de Kheops pourrait être élucidé grâce à la modélisation 3D. Les logiciels 3D temps réel créés et développés par Dassault Systèmes ont permis de modéliser la pyramide dans l’espace.

La solution 3D Virtools couplée avec sept ordinateurs en réseau a permis de reconstituer en relief le chantier de Kheops tel qu’il se présentait il y a 4 500 ans. Ces simulations étayent le parti pris de l’architecte : la pyramide aurait été construite de l’intérieur. Il s’agit d’une première mondiale préfigurant aussi le cinéma du futur, combinant réel et virtuel, grâce à l’immersion en relief et à l’interactivité en temps réel. Dassault Systèmes et La Géode rendront cette expérience accessible au grand public le 24 mai prochain. Ce dispositif temps réel stéréoscopique et interactif, permet de naviguer librement à l’intérieur de la pyramide au gré des questions du public (cliquer dans la photo pour agrandir en plein écran). (caf)

RSF : rappel sur les zones d'ombre du Net

Les technologies informatiques ne concernent encore qu'une frange mineure de la population mondiale. Les estimations les plus fiables font état d'environ 15 pour cent d'individus ayant accès à ces outils de communication et d'apprentissage. Leur utilisation change la donne dans les pays émergents avec le développement des accès au réseau depuis des zones isolées de la planète.

Mais celà serait sans compter avec les freins politiques et culturels de tous types. Dans ses différentes campagnes pour la liberté d'opinion et de presse, Reporters Sans Frontières pointe régulièrement la fracture numérique qui toucherait encore une quinzaine de pays. Ou bien ces nations limitent l'accès à des catégories de décideurs, ou bien elles en contrôlent l'usage de façon si restrictive qu'il reste difficile de s'y exprimer. Surtout d'échanger des informations ou des idées avec l'étranger par le biais d'internet (cliquer sur la cartographie pour agrandir). Claude A.Frison

Bill Gates at the World Economic Forum

Bill Gates talk about Web 2.0 in a panel discussion at the World Economic Forum. Engadget, "the iTunes problem", MP3s, buzzwords, advertising models, IPTV and Second Life (February 2007, 7:24)

Revolution OS (J.T.S. Moore, Wonderview Productions, 2001, 85mn)


Revolution OS is a 2001 documentary which traces the history of GNU, Linux, and the open source and free software movements. It features ... Tout » several interviews with prominent hackers and entrepreneurs (and hackers-cum-entrepreneurs), including Richard Stallman, Michael Tiemann, Linus Torvalds, Larry Augustin, Eric S. Raymond, Bruce Perens, Frank Hecker and Brian Behlendorf. The film begins in medias res with an IPO, and then sets the historical stage by showing the beginnings of software development back in the day when software was shared on paper tape for the price of the paper itself. It then segues to Bill Gates's Open Letter to Hobbyists in which he asks Computer Hobbyists to not share, but to buy software. (This letter was written by Gates when Microsoft was still based in Arizona and spelled "Micro-Soft".) Richard Stallman then explains how and why he left the MIT Lab for Artificial Intelligence in order to devote his life to the development of free software, as well as how he started with the GNU project. Linus Torvalds is interviewed on his development of the Linux kernel as well as on the GNU/Linux naming controversy and Linux's further evolution, including its commercialization. Richard Stallman remarks on some of the ideological aspects of open source vis-á-vis Communism and capitalism and well as on several aspects of the development of GNU/Linux. Michael Tiemann (interviewed in a desert) tells how he met Stallman and got an early version of Stallman's GCC and founded Cygnus Solutions. Larry Augustin tells how he combined the resulting GNU software and a normal PC to create a UNIX-like Workstation which cost one third the price of a workstation by Sun Microsystems even though it was three times as powerful. His narrative includes his early dealings with venture capitalists, the eventual capitalization and commodification of Linux for his own company, VA Linux, and ends with its IPO. Frank Hecker of Netscape tells how Netscape executives released the source code for Netscape's browser, one of the signal events which made Open Source a force to be reckoned with by business executives, the mainstream media, and the public at large.

The History Of Hacking (Discovery Channel, Oct. 2006, 50mn)

Linden Lab contraint d'évoluer

L'outil en soi est intéressant. Et n'hésitons pas à faire un peu de prospective. Qu'il s'agisse du Linden Lab de Philip Rosedale ou d'une autre société développeuse, c'est sans doute sur le terrain de l'e-learning qu'un outil tel que Second Life pourrait se révéler prometteur. Comme FIT en a déjà fait état, seul IBM l'utilise pour l'instant comme outil de mise en relation pour un millier de ses cadres éparpillés sur la planète. Autre exemple concret d'application, celui du Collège LaSalle (université privée quebecoise) qui souhaite, dès la rentrée de septembre prochain, en faire un média de partage doublé d'un outil de validation de connaissances pour les étudiants de ses quelques 23 centres disséminés dans le monde (plusieurs dans le sud-est asiatique). Aussi dans le domaine culturel, comme le montrait notre reportage sur l'implantation de l'Instituto Italiano di Cultura.

De quoi faire passer les kids et les curieux, du simple jeu de rôle (avec ses dérives) à un emploi plus utile dans leur quotidien. Un tel outil de réalité virtuelle constitue de fait un excellent moyen de diffusion et de promotion vers des publics éloignés. Un véritable enjeu de développement durable : accès à la connaissance pour des internautes de pays émergents, économie de déplacements terrestres, réduction des émissions de CO2, baisse des coûts liés aux équipements en visio-conférences à distance...

De là à faire de Second Life un outil collaboratif en ligne, il y a donc un grand pas à franchir et des choix à faire pour que le Linden Lab transforme l'essai. On se gardera d'établir des pronostics. Car il faudra attendre déjà la fin des test sur la voix qui fera passer cet outil dans une autre dimension communicationnelle. Et de recadrer sa
politique d'accès et d'usage à ce nouveau media. Encore faudra-t-il aussi que les inventeurs échappent aux sirènes de la pub et du sexe virtuel en ligne. Ce dernier attirant encore une bonne part des habitués du site. Ce qui peut s'avérer lassant pour les internautes, annonceurs et institutions, sincèrement intéressés par le potentiel phénoménal de l'outil. Claude A.Frison

Second Life

Billion dollar business

Près de 5 millions d'internautes l'ont découvert. En un seul trimestre les chiffres de fréquentation sur SL auraient semble-t-il "littéralement explosé". Selon la banque d'investissements HSBC SL enregistrerait environ 230 000 nouveaux usagers chaque semaine. Des chiffres à manier avec des pincettes et sur lesquels nous reviendrons sur nos pages dédiées au phénomène.

Mais c'est un fait, beaucoup veulent en être. A commencer par les multinationales qui s’y intallent flairant le bon coup marketing. Pour l'instant, on trouve de vagues références visuelles aux constructeurs automobiles General Motors et Toyota. Ces derniers ont flairé le bon coup auprès de jeunes qui se ruent sur l'achat virtuel de véhicules, qu'ils n'auront sans doute jamais les moyens d'acquérir... Pepsi laisse aussi courir la rumeur de sa présence. On ne sait jamais. Le business "devrait" exploser dans SL... devrait. Autant de noms de firmes prestigieuses a de quoi mettre la puce à l'oreille car le business réel ne décolle pas pour l'instant. Tout cela reste au stade... virtuel.


Second Life est surtout un potentiel billion dollars business. Des agents immobilers, vu la spéculation autour des terrains. Des casinos à profusion. Et bien sûr des banques. Pas fantaisistes pour un kopek. Chargées de convertir cette monnaie universelle que serait le L$. Une cheap money avec laquelle le quidam peut s'acheter à peu près n'importe quel objet pour quelques centimes d'euros. Rien que pour le "fun" soutiennent certains... aussi parfois une envie d'échapper aux turpitudes de la réalité : solitude, carrière sans perspective, frustrations, rêves inassouvis. SL permet de joindre des communautés biens précises. La liste serait trop longue ici entre les usagers d'Oracle et les adeptes de centres bouddhistes, où l'on peut suivre une thérapie avec de vrais psys...

Dans SL les bureaux d'entreprises semblent désertés, tous les objets interactifs renvoient vers des sites dédiés sur le Web. Car le business est bien là, sous un prétexte ou un autre. On ne les citera pas tant il y en a. Sur les différentes "Islands" les rares avatars que l'on croise accueillent d'un aimable "hi, can I help you". Ce sont souvent les administrateurs des lieux, voire les propriétaires, avec pouvoir de bannissement en cas de mauvaise conduite. L'habit ne fait pas le moine dans Second Life, au propre comme au virtuel. En cherchant au delà des "apparences", les entreprises peuvent dégotter des profils bien spécifiques. Car il n'y a pas, et de loin, que des kids fanas de jeux en ligne, à l'instar des sept millions de gamers dans World Of Warkraft.

Dans SL, derrière des avatars accoutrés comme des As de Pique, voire d’horribles individus aux allures menaçantes, se cachent des gens de toutes générations. Des fans de virtualité, qui aiment à se jouer des faux semblants, quitte à les provoquer. Un jeu semblant futile, mais somme toute assez subtile puisqu'il permet de se "connaître" assez rapidement. Prudence donc avec les avatars, ces "personnages" que l’on est très rapidement amené à cotoyer… de près.

Certains ressortent du lot, le prenant pour ce qu'est ce media pour l'instant. Un jeu de rôles plutôt bien goupillé. Originale ainsi est l'approche du New York Times notamment, dans une configuration très 40’s en référence au Cityzen Kane d'Orson Wells. D'autres proposent des enquêtes policières dans ce monde virtuel. Quelques autres acteurs de renommée y maintiennent une présence minimale, renvoyant généralement à des sites web classiques notamment en matière d'information financière et d'immobilier. Claude A.Frison

Chine 2010

Vers le milliard de mobiles

Equipementiers et opérateurs occidentaux lorgnent une Cité plus trop interdite où le
nombre d'internautes atteindrait déjà les 120 millions...

Selon Yaoping Jiang, vice-ministre chinois de l'Industrie et de l'Information qui s’exprimait dans le cadre d'une conférence Digiworld : « en 2010, l'industrie des nouvelles technologies devrait représenter 10% du PIB chinois, avec un objectif d'un milliard d'abonnés au mobile et plus de 200 millions de personnes connectées à Internet ». Pékin aurait même pour objectif de couvrir en accès Internet l'ensemble de son territoire d'ici 2010. Actuellement, le secteur des NTIC représenterait 7,2% du PIB, et si l’on en croit le sieur Jiang, le nombre d'abonnés mobiles y dépasserait déjà les 440 millions d’utilisateurs. (CAF d'après R&T/DigiWorld)


Yaoping Jiang
Vice-ministre chinois
de l'Industrie et de l'Informati
on

Développement durable

Lumière !

Group IV Semiconductor Inc. et TDDC (technologies du développement durable, Canada) annoncent avoir mis au point une ampoule électrique utilisant du courant au travers de silicium pour produire de la lumière. Etant donné que la presque totalité de l'énergie est convertie en lumière plutôt qu'en chaleur. Cette solution consomme un dixième de l'énergie utilisée par les ampoules électriques traditionnelles et dure un grand nombre d'années. Cette innovation pourrait mener à la conception d'une ampoule électrique qui consomme 90 pour cent moins d’énergie les ampoules incandescentes traditionnelles et qui a une durée de vie de 20 ans. La durée de vie de ce type d'ampoule pourrait atteindre 50 000 heures comparée à 1 000 heures pour une ampoule à incandescence et 5 000 heures pour les lampes fluorescentes compactes. Son utilisation serait possible avec les appareils d'éclairage actuels et la lumière blanche fournie serait d'une excellente qualité. L'ampoule ne serait pas chaude au toucher, ce qui la rendrait utile pour les vitrines d'exposition et les congélateurs, par exemple, où la chaleur peut représenter un problème. Enfin le coût de fabrication serait beaucoup plus bas que pour les autres solutions à semi-conducteurs en raison de l'utilisation de silicium. (CAF d'après ADIT numéro 306)

Changements climatiques

5,5 trilliards d’euros

Le monde doit investir
aujourd’hui 1% de son PIB par an pour lutter efficacement contre le réchauffement du climat, sinon les dégâts risquent de lui coûter 5 à 20% de son PIB par an, selon l’ancien économiste en chef de la Banque Mondiale Sir Nicholas Stern qui estime que les changements climatiques pourraient coûter jusqu’à 5.500 milliards d’euros si les gouvernements ne prennent pas dès maintenant des mesures radicales. Le rapport de Stern place la discussion sur le terrain politique. La tendance au réchauffement semble suffisamment établie par les travaux scientifiques pour que l’essentiel des discussions soient désormais portées au niveau politique. Il insiste sur la nécessité de fixer le plus tôt possible un calendrier pour la seconde période d’engagement du protocole de Kyoto, soit après 2012, ainsi que sur l’importance de l’implication des pays en développement comme la Chine ou l’Inde. Gros émetteurs de gaz à effet de serre (GES), ces pays ne sont pour l’instant pas inclus dans le protocole de Kyoto (CAF d'après Le Monde)

DEEE Déchets d’équipements électriques et électroniques

DEEE

C'est officiel et il faut le rappeler, depuis le 15 novembre 2006
, les 4 éco-organismes (ecologic, eco-systèmes, erp, récyclum) prennent en charge, pour le compte des producteurs qui y adhèrent, l’enlèvement et le traitement des déchets d’équipements électriques et électroniques collectés sélectivement. Les consommateurs peuvent remettre sans frais aux distributeurs un équipement usagé lors de l’achat d’un équipement neuf du même type. Des collectes sélectives se mettent progressivement en place dans les collectivités locales (points d’apport en déchèteries). L’objectif fixé par la directive est d’atteindre un taux de collecte de 4 kg par habitant et par an des DEEE ménagers. Les consommateurs sont informés lors de l’achat de nouveaux équipements du coût que représente pour les producteurs l’élimination des déchets issus d’équipements mis sur le marché avant le 13 août 2005. On estime que chaque Français produit chaque année 14 kg de déchets de ce type (réfrigérateur, machine à laver, téléviseurs, ordinateurs, grille pain, perceuse...) et la quantité totale produite augmente de 4% chaque année, soit un rythme de croissance beaucoup plus élevé que celui de l’ensemble des déchets ménagers. Pourtant, les modes d’élimination actuels ne sont pas toujours adaptés à ces déchets dont beaucoup contiennent des substances dangereuses. Le décret, qui transpose deux directives européennes, fixe le cadre de la mise en place de collectes sélectives et du traitement adapté des DEEE et pose le principe de responsabilité des producteurs… (caf)

t e c h n o

Roadrunner est le supercalculateur le plus puissant jamais construit. Fruit de six ans de recherche chez IBM, livré au Los Alamos National Laboratory, il a franchi la mythique barrière du petaflop, soit un million de milliards d'opérations à virgule flottante par seconde... . lire article complet

 

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